Pourquoi votre site peut être premier sur Google et invisible sur ChatGPT ? 

L'oeil de Cosa
Une marque qu'on ne comprend qu'à moitié n'existe qu'à moitié. Et une IA qui ne vous comprend pas ne vous citera pas. Le SEO est important, oui. Mais important ne veut pas dire suffisant… Dès à présent, Google ne se contente plus de lister des liens : il répond directement, dans l'encart tout en haut de la page. ChatGPT, Gemini, Claude et Perplexity font pareil, à leur manière. Et pendant ce temps, une partie des jeunes utilisateurs a déjà déserté Google au profit de TikTok et Instagram pour chercher un avis ou une adresse. Résultat : on peut être numéro un sur une recherche Google et rester quasiment invisible dans une réponse d'IA générative. Bienvenue dans l'ère du GEO, le Generative Engine Optimization.

Un site qui domine sa requête sur Google et disparaît dans ChatGPT n’a rien d’un mystère. C’est simplement le signe que Google et les IA génératives ne regardent plus tout à fait la même chose. Le premier note un document. Quant aux secondes, elles cherchent quelqu’un à citer. Rien de magique là-dedans. Le GEO remet juste sur la table une question qu’on a mis des années à éviter : qu’est-ce qu’on a vraiment à dire ?

Une IA doit comprendre qui vous êtes ?

Un positionnement flou, un discours qui pourrait signer n’importe quel concurrent du secteur : le GEO ne pardonne plus cette paresse, et c’est plutôt une bonne nouvelle. À chaque question posée à ChatGPT ou à ses cousins, l’IA va chercher dans des millions de sources pour composer leur réponse. Une marque floue, sans identité affirmée, n’y figurera tout simplement pas. Le GEO s’appuie d’ailleurs sur des fondamentaux qu’on connaît déjà en SEO : la clarté, la structure, l’autorité. 

Une IA doit pouvoir vous utiliser comme source ?

Pour devenir une source citée dans les réponses IA, il faut combiner l’autorité E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness, le cadre qualité utilisé par Google et modélisé par les LLM pour juger la crédibilité d’un contenu et de son auteur), une structuration sémantique du contenu en chunks autonomes de 80 à 150 mots, et une présence de statistiques, citations d’experts et données chiffrées vérifiables. L’étude de Princeton sur le GEO montre que ces éléments augmentent jusqu’à 40 % les chances d’être cité. Autrement dit : les pages construites autour d’un socle de faits chiffrés, sourcés et attribués à des experts identifiés sont bien mieux reprises par les IA que les pages purement narratives. Allez, petit coup de pouce : voilà ce que vous pouvez faire, dès maintenant : 

  • Mentionner l’auteur pour chaque contenu publié
  • Inclure des données quantitatives et des sources nommées
  • Actualiser régulièrement les contenus existants, avec un horodatage visible
  • Valoriser l’expertise terrain de vos équipes, la seule chose qu’une IA ne peut pas reproduire à votre place

Investir les médias que le public aurait désertés

Quelle ironie … Vous ne cliquez plus sur les articles de presse, mais l’IA, elle, les lit tous. Les LLM se nourrissent à 65-80 % d’earned media (presse, avis, forums). Votre beau site owned media, ne pèse rien face à un tiers qui parle bien de vous. Les médias restent la carte d’identité des LLM. OpenAI a signé avec Le Monde et l’AFP, Perplexity suit également avec Le Monde. Traduction : être cité dans la presse, c’est être mécaniquement mieux exposé dans les réponses des IA.

Une IA regarde aussi ce que le Web raconte de vous.

Les IA font comme Google avant de vous citer : elles vérifient si on peut vous croire sur parole. Et la confiance, on le sait, ça se mérite. On remet ça, un coup de pouce à la fois : la recette, on la connaît (presque) par cœur : avis clients réguliers, liens entrants de sites, cohérence entre votre site, vos réseaux et vos fiches d’établissement, contenus tenus à jour…